Ce n'est pas un programme figé. C'est un sol vivant, un terreau dans lequel tout le reste prend racine, duquel part des galeries, les nôtres. Nous nous battons pour plus de liberté et d'égalité dans l'art. Nous nous battons pour que les artistes possèdent réellement leurs oeuvres. Nous nous battons pour continuer à émerveiller.
Lire la suite ↓Ce texte est la réflexion première qui a motivé la création de Blackhare Studio. C'est un engagement, un combat et une lutte contre un système, une économie, des habitudes. Cet engagement que nous portons est difficile, ridicule pour certains, mais il est ce qui nous motive à continuer à creuser pour chercher constemment l'émerveillement.
Blackhare Studio est un collectif
d'artistes et un studio engagé,
nous creuserons des galeries
sous le béton des villes.
Nous refusons la neutralité.
Il n'y a pas de position du milieu. L'art qui ne prend pas position prend toujours position — celle du statu quo. Nous refusons ça. Nous refusons la tiédeur, le décor, le confort de l'abstraction sans risque.
Le lièvre court. Il ne marche pas. Il ne s'arrête pas pour négocier. Run the other way n'est pas un slogan — c'est une méthode. À contre-courant, toujours.
| 01 | La neutralité comme posture confortable et lâche. Le silence comme stratégie. |
| 02 | L'art au service des murs du pouvoir — les galeries des banques, le design au service du capital. |
| 03 | Les œuvres sans corps, sans risque, sans engagement. L'art pré-approuvé avant d'être fait. |
| 04 | La surface comme seul territoire possible. Il y a toujours quelque chose en dessous — c'est là qu'on travaille. |
| 05 | L'ordre comme horizon indépassable. La phrase « c'est comme ça » comme argument. |
| 06 | Le silence des artistes devant l'inacceptable. L'art hors-sol, hors-temps, hors-politique. |
Le terreau, c'est ce qui est en dessous — la matière noire et fertile
sous l'ordre visible. Blackhare creuse des passages là où le béton
semble impénétrable. L'art comme réseau souterrain. La liberté comme galerie.
Chaque terrier ouvre un passage.
Chaque passage devient une œuvre.
Chaque œuvre laisse une trace.